Par ces temps de canicule, aller randonner sur les pierrades des lapiaz de la Pierre-Saint-Martin n’est pas un bon plan pour qui veut se balader sans griller au soleil. Heureusement, les prévisions météo de ce mardi étaient parfaites pour aller dans ce secteur: Beau temps et ciel bleu établi, température bien clémente en altitude avec un léger vent constant du sud . Dans une brise matinale un peu frisquette, nous étions treize au départ du col de la Pierre-Saint-Martin avec pour but de conquérir le pic d’Anie qui se dressait majestueux au loin vers l’Est. Après avoir traversé quelques bosquets de pins à crochets nous avons contourné le pic d’Arlas par le sud jusqu’au col de Pescamou puis direction sud par le sentier qui traverse les Arres d’Anie par le milieu . Ce parcours est superbe et très varié, pas difficile et bien cairné mais réclamant quand même un peu d’attention. On traverse des méandres de lapiaz impressionnants, des contournements ou sauts de failles, en grimpant et descendant les rochers, et le final sous le pic d’Anie est vraiment très tourmenté, on se demande ou l’on va passer dans cet inextricable chaos gris. Après en avoir fini avec ce dédale et rejoint le sentier classique, la dernière courte finale raide nous à conduit au sommet. Enfin la récompense était devant les yeux. De ce promontoire le paysage est superbe, aussi bien au pied du pic avec les Orgues de Camplong , les 2 Billares, la Table des 3 Rois, les Arres de Lapiaz, que de loin, avec les innombrables pics français et espagnol, un immense et merveilleux point de vue à 360°. La pause pique-nique savourée, les magnifiques paysages dans les mémoires et les photos dans les boites, nous avons pris le chemin de la descente pour le retour par le sentier classique de Labérouat. D’abord celui qui contourne le pic, puis à partir du Col des Anies, le sentier bien dessiné de la HRP vers la Pierre-Saint-Martin, tortueux et paraissant interminables dans le labyrinthe des Arres de Soumcouy. On comprend facilement que pris dans le brouillard, le parcours dans le secteur soit un peu stressant. Enfin à la sortie du chaos, on a repris pied sur les pentes herbeuses moelleuses et les sentiers à vaches qui nous ont ramenés au parking frontalier. Une belle journée de randonnée pour un beau pic et des paysages superbes, avec quand même, une bonne overdose de cailloux dans les pattes. Paul






