Il y a une dizaine d’années, c’était ma première sortie en tant que meneur, nous avions entrepris de faire le pic des Escurets à partir de la source de l’Ourtau coté Bager, il pleuvait et il y avait du brouillard, certaines mémoires s’en souviennent encore. Cette journée là reste encore aujourd’hui la randonnée référence imbattable en termes de glissades, bains de boue et souillures de pantalons et chaussures par la glaise détrempée, difficile de faire pire. Le coin n’a pas changé, la glaise non plus, mais cette fois ci, avec le beau temps de la journée, rien de semblable, nous avons évité glissades et gadoue au maximum. Par contre il a fallu rallonger la rando en partant de plus loin à cause de travaux d’enfouissement d’un tuyau sur la piste forestière menant au départ du sentier. Les 1,7km supplémentaires ont vite été rattrapés et la montée s’est faite dans la forêt sur le joli sentier correct en contournant quelques zones de bourbier. A la sortie de la forêt, nous étions sur la crête de Asses que nous avons remontée jusqu’à sa petite cabane au cap de la Pène. Ce parcours le long de la crête offre une vue superbe sur la plaine d’Oloron. Sous les bourrasques d’un vent fort et pas très chaud, nous avons poursuivi la montée vers la Hourquettes Beygrand puis vers le sommet final des Escurets. Malgré les rafales de vent glacial, nous avons quand même fait notre pique nique au sommet derrière l’abri illusoire d’un rocher. Heureusement il y a eu les traditionnelles et succulentes crêpes confitures d’Elvira, un régal, elles ont au moins réchauffé les cœurs à défaut des bouts de doigts. Vu les conditions, la halte ne s’est pas éternisée, nous avons repris vers la descente pour faire une boucle passant par le coté nord des Escurets. Contournant corniches et plaques de neiges, nous sommes passés du coté Est du pic puis descente vers la cabane de Lascoungues, le col de Gerbadure et un large sentier menant à la route forestière d’Espioubet bien connu des vététistes. Entre les deux belles pistes forestières d’Espioubet et de Laguns il y a quand même eu une portion un peu plus sauvage, un sentier sur un chemin de débardage parfois envahi par de la végétation pas très agréable et piquante, il a fallu faire un peu les sangliers. La piste forestière de Laguns rejointe, ses longs lassés nous ont ramené vers notre parking. Nous étions partis pour 10 km et 1000 m de D+, nous en avons fait 18 et 1185 m de dénivelé. Faire les Escurets par ce coté est une très belle variante, mais c’est mieux quand il fait beau et sec. Paul




