Enfin un grand ciel bleu sans nuages et une belle journée qui s’annonçait, des conditions météo bien rares depuis quelques temps pour nos rando du mardi. Nous étions 18, au départ du monastère de Bethléem au fond du vallon de Peyras à Saint Pé de Bigorre, avec pour but d’effectuer une boucle ayant comme point culminant le Soum de la Génie Braque à 1528m d’altitude. Cette fois ci, en faisant le parcours à l’envers, que nous avons pris la direction de Bat de Hau, au fond du long vallon de la Génie Braque. Après le passage de l’ancien camp de jeunesse, nous avons rejoint le sentier qui longe la rive gauche, surplombant sur des pentes raides le torrent courant bien en contrebas. Le cheminement n’est pas très large mais avec un très joli parcours dans une belle forêt à la verdure naissante, alternant des montées raides, des passages de replats et des descentes, heureusement car le vallon fait 4km de long à remonter. Nous sommes arrivés à l’abreuvoir de Bat de Hau , croisement de plusieurs itinéraires. Vers le sud, Juste au dessus de nous, le Soum de la Génie Braque nous narguait de sa hauteur, mais nous étions loin d’y être arrivés. Nous avons pris le sentier vers le nord et la cabane de L’Isarce , à l’opposé du pic, mais passage obligé pour rejoindre la crête du cirque. Là encore un sentier étroit, moins fréquenté, dans une belle forêt de hêtres. A la sortie de la forêt, la vue s’est élargie et le parcours est devenu plus simple, il ne restait plus qu’à suivre la longue et large crête passant par le Soum de Marti Peyras avant la dernière montée raide conduisant au Soum de la Génie Braque. Tout le long, ces pics du piémont implantés entre la plaine parfaitement dégagée et les premiers sommets enneigés de la chaine Pibeste / Estibette nous ont offert comme toujours des paysages superbes. 10 km pour arriver au sommet, la pause pique-nique était bien méritée et c’est devant un magnifique décor que nous avons savouré les multiples et excellentes pâtisseries dont entre autres, les inégalables et toujours aussi bonnes tuiles aux amandes d’Elisabeth. Le temps printanier était bien agréable pour une longue pause au soleil, mais il restait 1250m à redescendre. Nous avons donc repris le parcours le long de la crête pour arriver au col de Larbastan, puis basculé vers la cabane d’Aulhet avec un ravitaillement à sa source, bienvenue, car les gourdes étaient un peu sèches. Il ne restait plus que le dernier tronçon à dévaler, pas très agréable à faire par temps humides, mais cette fois ci parfaitement sec et toujours aussi long et fastidieux pour rejoindre le monastère. Une belle rando sportive printanière qui, espérons le, est le début des mardis au soleil. Paul




