Nous sommes 14 sur le parking d’Auchan, dont 4 transfuges du N2, avec, exceptionnellement, une presque parité 6-8. Je retrouve avec plaisir notre ami Henri-Pierre dit « Albert » un ancien de Pyrénéa (première inscription en 1964) et quelques anciennes d’une époque mémorable. Notre objectif est, compte tenu des bonnes prévisions météo, d’effectuer en boucle un itinéraire empruntant la crête Soum d’Andorre- Soum de Conques (1759 m). Le départ de la randonnée se situe au fin fond de la vallée des Bergons après le village de Salles avec un dernier kilomètre moyennement carrossable mais que les voitures pas trop « bas de caisse » peuvent emprunter mais avec attention. Nous entrons dans la Réserve du Massif du Pibeste-Aoulhet dont le mammifère le plus emblématique est le Mouflon de Corse introduit en 1978. A proximité du parking se situe l’aérodrome nommé « Altiport d’ Argelés » mais, si on veut des infos plus précises, il vaut mieux taper « Altiport du vallon des Bergons » sur votre navigateur. La piste, en herbe, fait 320m !!__Après 300 m vers l’Ouest, nous rejoignons, à droite, le GR 101 que nous allons suivre sur la première partie de notre parcours. C’est d’abord une belle piste carrossable à laquelle fait suite , à la cote 1260, un chemin qui monte dans l’estive. A la cote 1295 nous laissons, à gauche, la possibilité d’une montée directe vers la cabane d’Andorre (que nous emprunterons au retour) et nous continuons à suivre le GR 101 que nous quittons à la côte 1385 pour rejoindre plein ouest le col d’Andorre (1443 m). Pendant toute cette période, le beau temps est au rendez-vous, mais les montagnes environnantes ont tendance à s’encapuchonner de gros nuages. A notre arrivée au col, il faut se rendre à l’évidence : la crête est, en partie, enneigée et le brouillard limite le paysage et la vision de l’itinéraire. La cabane d’Andorre nous tend les bras mais nous préférons poursuivre notre rando à l’aide du GPS et tenter, au moins, l’ascension du Soum d’Andorre. Notre cheminement est facilité par le fait que la crête définit la limite entre pentes herbeuses très pentues au sud et, au nord, des pentes boisées couvertes d’une neige humide et non portante. L’objectif est donc de suivre cette limite c’est-à -dire l’intégralité de la crête. La trace du GPS et la présence de nombreux cairns lors des passages délicats nous permettent d’atteindre le Soum d’Andorre sans avoir vraiment foulé la neige. Après 2h40 de marche il est temps de se sustenter et d’étudier la suite du programme. Pas de panorama à se mettre sous la dent ! Et la poursuite de la rando vers le Soum de Conques est compromise compte tenu de l’enneigement et des conditions météo. Nous rebroussons chemin, en gardant toute notre attention dans les quelques passages de désescalade sur la crête, et rejoignons l’itinéraire de montée en passant à l’Ouest de la cabane et en empruntant l’éperon enherbé que nous avons évité ce matin. Pour le retour et notre arrêt rafraîchissement, Albert nous conseille l’Hôtel des trois Vallées à Lugagnan qui s’est transformé au fil des années en musée du Tour de France grâce à Jean-Pierre Souverbielle, patron de l’hôtel. On découvre la collection privée d’un passionné du vélo et du Tour de France riche de vélos (dont celui de Laurent Fignon), de maillots (120 maillots dédicacés) des vainqueurs du Tour de France et de vieilles photos… On n’a pas été déçu du voyage!!(cette balade est, peut être, de niveau 2!). Auguste




