Il fallait avoir une bonne dose d’optimisme pour croire que la météo fasse quelques erreurs temporelles dans ces prévisions humides de la journée car à l’approche du fond de la vallée de campan, les sommets des pics cachés dans les nuages ne poussaient guère à l’espoir d’une possible rando sans se mouiller. Pourtant nous étions 12 volontaires, un peu fatalistes, à suivre Elvira qui nous proposait d’aller par le vallon d’Arizes gravir la Montagnette puis le pic de Ballonque. Curieusement, dès le départ, des bouts de ciel bleu trouaient la grisaille et plus nous montions, plus le bleu s’agrandissait, jusqu’à déboucher dans le vallon d’Arizes sous le soleil et pouvoir ainsi admirer le majestueux pic du midi qui se dégageait complètement. Aurions-nous de la chance pour cette rand? A la cabane d’Arizes ciel bleu et soleil étaient toujours de mise, mais hélas, 200 mètres plus haut, déception et changement de décor rapide, un brouillard dense nous a rapidement enveloppé et l’ambiance était tout autre, il a fallu sortir les GPS pour continuer la rando. Louvoyant à l’aveugle entre névés et bandes d’herbes nous avons atteint le col d’Arizes , puis la montagnette et poursuivi jusqu’au pic de Ballonque. Nous avions atteint le but de la rando mais avec une grosse frustration de ne pas pouvoir admirer les beaux paysages environnants. Le crachin s’ajoutant au brouillard, pas de pique-nique au sommet et sans attendre, nous avons pris la descente direction la cabane d’Arizes. Faire rentrer douze randonneurs dans le minuscule local encombré de matériels a été une gageure, mais quel bonheur de pouvoir pique–niquer et savourer un beau gâteau dans un abri sec, à défaut d’être accueillant. Le froid nous saisissant, sous une pluie fine nous avons repris une descente rapide, heureux de retrouver l’ambiance sèche de nos véhicules. La météo ne s’était pas trompée, il pleuvait, mais nous nous avions notre rando complète avec révisions et exercices sur l’application des GPS. Elvira, Paul.




